- La PCH (prestation de compensation du handicap) aide à financer des besoins liés au handicap : aide humaine, aides techniques, aménagement du logement ou du véhicule, aides animalières.
- Elle se demande à la MDPH et est décidée par la CDAPH, après évaluation individuelle des besoins.
- Elle ne dépend pas, en principe, du seul niveau de ressources, mais les montants et plafonds varient : voir service-public.fr.
- Elle est différente de l’AAH, qui garantit un revenu.
La PCH, ou prestation de compensation du handicap, aide à payer les dépenses causées par le handicap dans la vie quotidienne : une aide à domicile, un fauteuil, un logement adapté. Elle ne remplace pas un salaire. Cet article explique à quoi elle sert, qui peut la demander et comment faire. Il informe sans remplacer la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), qui évalue chaque situation.
Qu’est-ce que la PCH ?
La PCH est une aide financière instituée pour compenser les conséquences du handicap. Le principe est simple : on part des besoins réels de la personne, pas d’un barème unique. Une équipe de professionnels de la MDPH examine ce qui est difficile au quotidien, puis propose un plan de compensation.
L’aide peut être versée aux personnes de tous âges, enfants compris, selon des conditions précises. Elle est attribuée pour des besoins durables, qui se retrouvent dans la vie de tous les jours : se déplacer, se laver, s’habiller, communiquer, faire les courses, prendre soin de soi.
Prenons des exemples. Une personne qui a besoin d’aide pour la toilette et les repas peut obtenir des heures d’aide humaine. Une personne malvoyante peut financer un matériel de lecture adapté. Une personne en fauteuil peut obtenir une participation pour adapter sa salle de bains. Chaque situation est étudiée séparément : deux personnes ayant le même handicap n’ont pas forcément les mêmes besoins.
Quels besoins la PCH peut-elle financer ?
La PCH comporte plusieurs volets, qui répondent à des besoins différents :
- l’aide humaine : une personne qui aide dans les gestes de la vie quotidienne, professionnel ou proche aidant ;
- les aides techniques : fauteuil, appareil de communication, matériel spécialisé ;
- l’aménagement du logement et du véhicule, et les frais de transport ;
- les charges spécifiques ou exceptionnelles liées au handicap ;
- les aides animalières, comme un chien d’assistance.
Chaque volet a ses règles. Les montants sont revalorisés chaque année : consultez service-public.fr pour connaître les valeurs à jour, que nous ne donnons pas ici. Le plan de compensation indique ce qui est accordé et pour quelle durée.
Comment demander la PCH ?
La demande se fait auprès de la MDPH, avec le formulaire officiel, un certificat médical récent et le projet de vie. Le projet de vie est important : c’est là que vous expliquez ce qui vous gêne au quotidien. Après évaluation, la CDAPH décide. Le département verse ensuite la prestation et contrôle son bon usage.
Pensez à rassembler des devis ou des justificatifs si vous demandez une aide technique ou un aménagement. Ils aideront l’équipe à évaluer le besoin. Si la décision ne vous convient pas, un recours est possible : la notification précise comment.
Selon les cas, la PCH ne se demande pas seule. Pour faciliter vos déplacements, notre page sur la carte dédiée aux déplacements et au stationnement présente un autre droit, qui peut se demander en même temps.
L’avis d’un ergothérapeute ou d’un professionnel qui connaît votre quotidien est précieux : il peut décrire précisément les besoins et proposer du matériel adapté. Pensez aussi à essayer le matériel avant de le demander, si c’est possible. Dans la demande, indiquez ce que vous faites seul, ce que vous faites avec difficulté et ce que vous ne pouvez pas faire.
PCH et AAH : ne pas les confondre
Ces deux aides n’ont pas le même but. L’AAH garantit un revenu minimum ; la PCH finance des besoins précis liés au handicap. On peut recevoir l’une, l’autre, ou les deux. Notre article sur l’allocation qui garantit un revenu minimum détaille les principes de la première.
Pour avoir une vue d’ensemble de ce que la MDPH peut ouvrir comme droits, parcourez notre panorama des droits et démarches.
Enfin, la PCH est un droit personnel : elle ne dépend pas du nom de l’aide choisie, mais de vos besoins. Faites-vous accompagner par un travailleur social ou une association si vous hésitez sur les volets à demander.
Une dernière précision : la PCH finance des besoins identifiés, pas des dépenses quelconques. Gardez les factures et justificatifs : le département peut vérifier que l’aide est utilisée pour ce qui a été prévu. Si un besoin change, signalez-le : le plan de compensation peut être revu.
À qui s’adresser ?
Vos interlocuteurs officiels :
- La MDPH de votre département : information, évaluation des besoins et décision de la CDAPH.
- Le conseil départemental : versement de la prestation et contrôle de son utilisation.
- service-public.fr et monparcourshandicap.gouv.fr : conditions, démarches et montants à jour.
- Les ergothérapeutes, travailleurs sociaux et associations : aide à évaluer les besoins et à constituer le dossier.
FAQ
La PCH est-elle versée en fonction des ressources ?
En principe, son attribution ne dépend pas du seul niveau de ressources, mais des besoins. La prise en charge peut toutefois varier selon les règles en vigueur. Renseignez-vous auprès de la MDPH et sur service-public.fr, où les conditions et les montants sont présentés à jour.
Peut-on salarier un proche avec la PCH ?
Dans certains cas, un proche aidant peut être dédommagé ou employé pour l’aide humaine, selon des règles précises. Demandez les modalités à la MDPH de votre département, qui vous dira ce qui s’applique à votre situation. Aucune décision n’est assurée à l’avance : chaque demande est évaluée individuellement.
La PCH est-elle accordée à vie ?
Pas toujours. La durée est indiquée dans la décision. Elle peut être renouvelée, ou revue si vos besoins changent. Prévenez la MDPH en cas de changement de situation, car le plan de compensation peut être modifié. Gardez la notification, qui précise ce qui a été accordé et pour quelle durée.
Que faire si l’aide accordée ne couvre pas mes besoins ?
Vous pouvez demander une révision si votre situation évolue, ou former un recours contre la décision. Un travailleur social peut vous aider à préparer votre demande. Un avis d’ergothérapeute, des devis ou des justificatifs aident l’équipe à mieux évaluer vos besoins réels.
Quelle différence entre la PCH et l’AAH ?
Elles n’ont pas le même but. L’AAH garantit un revenu minimum, tandis que la PCH finance des besoins précis liés au handicap, comme une aide humaine, un fauteuil ou un aménagement du logement. On peut recevoir l’une, l’autre, ou les deux, selon l’évaluation de la MDPH.
Qui verse la PCH et qui en contrôle l’usage ?
La MDPH évalue les besoins et la CDAPH décide. Le département verse ensuite la prestation et contrôle son bon usage. Gardez donc les factures et justificatifs : ils peuvent être demandés pour vérifier que l’aide sert à ce qui était prévu. Signalez tout changement de besoin à la MDPH.
Pour aller plus loin, voyez les règles de l’AAH et retrouvez la liste complète des aides et démarches.
Sources : service-public.fr, MDPH/CNSA, monparcourshandicap.gouv.fr. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.


