- Une ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) est une classe au sein d’une école, d’un collège ou d’un lycée ordinaire.
- Elle accueille un petit groupe d’élèves en situation de handicap, qui suivent aussi des cours dans une classe ordinaire selon leurs possibilités.
- L’affectation en ULIS est décidée par la MDPH, à partir du projet personnalisé de scolarisation.
- Chaque ULIS a un enseignant coordonnateur. Renseignez-vous auprès de l’école, de la MDPH et de l’Éducation nationale.
Certains élèves ont besoin d’un enseignement adapté, tout en restant dans un établissement ordinaire. C’est ce que permettent les ULIS (unités localisées pour l’inclusion scolaire). Elles existent à l’école primaire, au collège et au lycée. Dans cet article, nous expliquons simplement comment fonctionne une ULIS, qui peut y entrer et comment la demande se déroule. Pour votre situation, la MDPH et l’école restent vos interlocuteurs officiels.
Qu’est-ce qu’une ULIS ?
Une ULIS est un dispositif collectif, installé dans un établissement scolaire ordinaire. Les élèves qui y sont inscrits sont d’abord des élèves de l’école ou du collège, comme les autres. Ils retrouvent leurs camarades pour certains cours, la cantine, la récréation et les projets collectifs.
Dans le second degré, on parle d’ULIS collège ou d’ULIS lycée. Au lycée, certains élèves préparent une formation professionnelle ou un diplôme, avec des stages quand le projet s’y prête. À l’école primaire, l’objectif est surtout de consolider les premiers apprentissages : lire, écrire, compter, mais aussi vivre en groupe.
Le reste du temps, ils travaillent en petit groupe avec un enseignant spécialisé, le coordonnateur. Il adapte les apprentissages au rythme et aux besoins de chaque élève. Un accompagnant peut aussi l’épauler : c’est parfois le rôle d’un AESH dans la classe.
À qui s’adresse ce dispositif ?
Les ULIS accueillent des élèves dont les besoins ne peuvent pas être pleinement couverts par une seule classe ordinaire, même avec des aménagements. Les situations sont variées : troubles des fonctions cognitives, troubles du langage, troubles du spectre de l’autisme, troubles moteurs, troubles de la vue ou de l’audition, par exemple.
Un même dispositif n’accueille pas forcément tous les profils. Chaque ULIS est consacrée à un type de besoin, qui lui donne son orientation. Un élève n’y entre donc pas sur simple demande : il faut une décision officielle. Le dispositif ne signifie pas non plus un enseignement « à part » : l’objectif est de permettre un maximum de temps en classe ordinaire.
Une ULIS n’est pas une classe de plus grand âge ou de niveau fixe. Les élèves y ont des âges proches, mais des acquis très différents. Le coordonnateur construit donc un emploi du temps pour chacun. L’objectif est que l’élève progresse à son rythme, prépare son avenir et, si possible, poursuive vers une formation ou un métier.
Comment demander une place en ULIS ?
La démarche passe par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Les parents déposent un dossier, appuyé par un certificat médical et par les observations de l’école. L’enseignant référent organise une réunion pour examiner les besoins de l’enfant.
La CDAPH (commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) décide de l’orientation, puis la décision est notifiée aux parents. Elle figure dans le projet personnalisé de scolarisation. Ensuite, l’Éducation nationale propose une affectation, selon les places disponibles près du domicile. Gardez une copie de la notification : elle vous sera demandée à l’inscription.
Les places ne sont pas illimitées. Il peut y avoir une attente, ou une ULIS un peu éloignée. N’hésitez pas à poser la question à la MDPH et à l’établissement concerné. Si aucune place n’est proche, demandez quelles autres solutions sont possibles en attendant.
Vivre l’ULIS au quotidien : quelques repères pour les familles
Visitez l’établissement avant l’inscription si c’est possible. Rencontrez le coordonnateur, demandez comment se répartit l’emploi du temps entre l’ULIS et la classe ordinaire, et comment sont organisés les trajets, les repas et les sorties.
Quelques questions à poser au coordonnateur :
- quels cours l’élève suit-il dans sa classe de référence, et à quels moments ?
- comment l’enseignant de la classe ordinaire est-il informé des besoins de l’élève ?
- quels outils servent à suivre les progrès, et à quelle fréquence la famille est-elle reçue ?
- que prévoit-on pour le passage vers le collège ou le lycée ?
L’évolution de l’élève est suivie régulièrement. Si les besoins changent, la famille peut demander une révision à la MDPH. Les aides financières destinées aux familles, comme l’AEEH versée aux familles, font l’objet de décisions séparées.
Pour replacer l’ULIS parmi les autres solutions, consultez notre page sur les solutions de scolarisation possibles.
À qui s’adresser ?
Vos interlocuteurs officiels :
- La MDPH de votre département : demande d’orientation, décision de la CDAPH et révision.
- L’enseignant référent et le directeur d’école ou chef d’établissement : suivi du projet de l’élève.
- Les services de l’Éducation nationale de votre département : affectation dans une ULIS.
- service-public.fr et le ministère de l’Éducation nationale : informations officielles à jour.
FAQ
Un élève en ULIS reste-t-il dans une classe ordinaire ?
Oui, en partie. Il est inscrit dans une classe de son niveau et la rejoint pour les matières ou les moments où cela lui convient, ainsi que pour la cantine, la récréation et les projets collectifs. Le temps en classe ordinaire dépend de son projet personnalisé. Le reste du temps, il travaille en petit groupe avec un enseignant spécialisé, le coordonnateur.
Peut-on passer son diplôme quand on est en ULIS ?
Oui, selon le projet de l’élève, des aménagements d’examen peuvent être demandés. Au lycée, certains élèves préparent une formation professionnelle ou un diplôme, avec des stages quand le projet s’y prête. Rapprochez-vous de l’enseignant référent et de l’établissement pour connaître les démarches. Aucun résultat ne peut être garanti à l’avance, car chaque situation est examinée individuellement.
Peut-on refuser une orientation en ULIS ?
Les parents peuvent exprimer leur désaccord et demander à être entendus. Des voies de recours existent contre la décision, et la MDPH explique la marche à suivre dans la notification. Une orientation en ULIS repose sur une décision officielle de la CDAPH, prise à partir du projet personnalisé de scolarisation. Pour votre situation, rapprochez-vous de la MDPH et de l’enseignant référent.
Est-ce que les élèves d’ULIS sont dans une école spécialisée ?
Non. L’ULIS est une classe à l’intérieur d’un établissement ordinaire, qu’il s’agisse d’une école, d’un collège ou d’un lycée. Les élèves partagent la vie de l’école avec les autres et retrouvent leurs camarades pour certains cours, la cantine, la récréation et les projets collectifs. L’objectif est de permettre un maximum de temps en classe ordinaire, et non un enseignement à part.
Quelles questions poser au coordonnateur avant l’inscription ?
Visitez l’établissement si c’est possible et rencontrez le coordonnateur. Demandez quels cours l’élève suit dans sa classe de référence, comment l’enseignant de la classe ordinaire est informé de ses besoins, comment les progrès sont suivis et à quelle fréquence la famille est reçue. Renseignez-vous aussi sur les trajets, les repas, les sorties et le passage vers le collège ou le lycée.
Y a-t-il toujours une place en ULIS près du domicile ?
Non, les places ne sont pas illimitées. Après la décision de la CDAPH, l’Éducation nationale propose une affectation selon les places disponibles près du domicile. Il peut y avoir une attente, ou une ULIS un peu éloignée. Posez la question à la MDPH et à l’établissement concerné, et demandez quelles autres solutions sont possibles en attendant. Gardez une copie de la notification.
Pour aller plus loin, découvrez le rôle de l’accompagnant d’élève ou consultez le soutien financier de l’AEEH.
Sources : service-public.fr, MDPH/CNSA, ministère de l’Éducation nationale. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.

