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Enfant & scolarité

L’orientation en IME ou en SESSAD

Site d’information indépendant — non affilié au CREAI, à la MDPH ni à aucun organisme officiel. Information générale ; ne remplace pas un accompagnement par la MDPH, un professionnel de santé ou du secteur social.
En bref

  • L’IME (institut médico-éducatif) et le SESSAD (service d’éducation spéciale et de soins à domicile) sont deux réponses médico-sociales pour les enfants en situation de handicap.
  • L’IME accueille l’enfant dans un établissement, avec éducation, soins et apprentissages. Le SESSAD intervient à l’école, à la maison ou dans d’autres lieux de vie.
  • L’orientation est décidée par la CDAPH au sein de la MDPH, avec l’accord de la famille.
  • Pour votre situation, adressez-vous à la MDPH de votre département.

Certains enfants ont besoin de soins, d’un suivi éducatif et d’un accompagnement plus régulier que ce que l’école peut offrir seule. Une orientation en IME ou SESSAD pour un enfant peut alors être proposée : c’est une réponse médico-sociale. Dans cet article, nous expliquons simplement ce que sont ces deux structures, en quoi elles diffèrent et comment se déroule l’orientation. Cette page informe : la MDPH reste votre interlocutrice officielle.

IME et SESSAD : de quoi parle-t-on ?

L’IME (institut médico-éducatif) est un établissement qui accueille des enfants et adolescents en situation de handicap, surtout intellectuel. Une équipe de professionnels y propose des temps d’éducation, de soins, de rééducation et d’apprentissage, parfois avec une scolarité adaptée.

Le SESSAD (service d’éducation spéciale et de soins à domicile) est un service. Ses équipes se déplacent : à l’école, à la maison, dans d’autres lieux fréquentés par l’enfant. L’enfant continue à vivre chez lui et, souvent, à aller à l’école ordinaire.

Ces deux réponses ne s’opposent pas. Elles peuvent même se succéder au fil du parcours de l’enfant.

Ces structures s’adressent à des enfants dont les besoins sont différents. D’autres types de structures existent, par exemple pour des troubles du comportement ou des déficiences sensorielles ou motrices. La MDPH vous indiquera ce qui correspond à votre enfant.

Quelles différences au quotidien ?

Avec un IME, l’enfant passe ses journées dans la structure, avec des professionnels réunis au même endroit : éducateurs, psychologues, orthophonistes, enseignants spécialisés, selon les établissements. Certains IME proposent aussi un accueil de nuit ou une semaine sur deux, selon l’organisation.

Avec un SESSAD, les professionnels viennent à l’enfant. Cela peut convenir lorsque la scolarité en milieu ordinaire est possible avec un soutien régulier. Les séances sont organisées en lien avec la famille et l’école.

Le bon choix dépend des besoins de l’enfant, de ses envies, de l’avis des parents et des places disponibles. Il n’existe pas de solution meilleure en soi.

Exemple : un enfant qui suit sa scolarité dans une école ordinaire, mais qui a besoin de séances d’orthophonie et d’un soutien éducatif régulier, peut bénéficier d’un SESSAD sans quitter sa classe. À l’inverse, un enfant qui a besoin d’une présence éducative et de soins tout au long de la journée peut être accueilli en IME.

Dans un IME comme dans un SESSAD, un projet individuel est écrit avec la famille. Il fixe des objectifs : communiquer, gagner en autonomie, apprendre, se faire des amis. Les parents sont invités à le relire, à le discuter et à demander des changements. Ce projet est revu régulièrement, car l’enfant grandit et ses besoins évoluent.

Comment se déroule l’orientation ?

Tout commence par une demande auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Les parents déposent un dossier avec un certificat médical et les informations utiles de l’école ou des soignants. Une équipe pluridisciplinaire étudie la situation.

La CDAPH (commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) décide ensuite de l’orientation. La famille reçoit la notification. Elle doit donner son accord pour que l’enfant soit accueilli. La notification ne garantit pas une place immédiate : il faut ensuite contacter les structures et attendre, parfois, qu’une place se libère.

Avant de faire un choix, demandez à visiter les structures ou à rencontrer le service. Posez des questions concrètes : quels professionnels interviennent, combien de séances par semaine, comment se passent les trajets, comment l’équipe travaille avec l’école. Votre enfant peut aussi donner son avis, à sa manière.

Pour mieux comprendre l’établissement lui-même, vous pouvez lire notre article sur le quotidien dans un institut médico-éducatif.

Aides, scolarité et autres repères

Une orientation en IME ou en SESSAD n’empêche pas de recevoir d’autres aides. Une aide financière comme l’AEEH versée aux parents peut, par exemple, soutenir les familles. La scolarité reste un droit, même quand l’enfant est accueilli en structure : une unité d’enseignement permet d’apprendre sur place ou en lien avec une école.

Les enfants avec des troubles spécifiques des apprentissages n’ont pas tous besoin d’un IME. Dans bien des cas, des aménagements à l’école suffisent. Notre page sur le quotidien d’un élève dys en classe en donne des exemples.

Pour retrouver toutes les solutions possibles, consultez notre page sur les autres réponses prévues pour la scolarité.

À qui s’adresser ?

Vos interlocuteurs officiels :

  • La MDPH de votre département : demande d’orientation, décision de la CDAPH et notification.
  • L’ARS Nouvelle-Aquitaine (agence régionale de santé) : autorisation et organisation des établissements et services médico-sociaux de la région.
  • monparcourshandicap.gouv.fr et service-public.fr : informations officielles sur les démarches.
  • Le médecin de l’enfant et un travailleur social : aide au dossier et écoute.

FAQ

Un enfant en IME peut-il aller à l’école ?

Oui. Beaucoup d’IME disposent d’une unité d’enseignement, qui propose des apprentissages adaptés. Dans certains cas, l’enfant suit aussi des temps de classe dans une école ordinaire, selon son projet. La scolarité reste un droit même quand l’enfant est accueilli en structure. Renseignez-vous auprès de l’établissement concerné et de la MDPH pour savoir ce qui est possible pour votre enfant.

Peut-on refuser une orientation en IME ou en SESSAD ?

Oui. L’accord de la famille est nécessaire pour que l’enfant soit accueilli. Si vous n’êtes pas d’accord avec la décision, vous pouvez demander à être entendus et utiliser les voies de recours indiquées dans la notification. Il n’existe pas de solution meilleure en soi : le choix dépend des besoins de l’enfant, de l’avis des parents et des places disponibles.

Faut-il payer pour un IME ou un SESSAD ?

En général, les soins et l’accompagnement proposés sont pris en charge par l’Assurance maladie. Les situations particulières varient, et aucun montant n’est indiqué ici. Renseignez-vous auprès de la structure et de votre caisse, ou auprès de la MDPH, pour connaître les règles qui s’appliquent à votre enfant. Le site service-public.fr donne aussi des informations officielles à jour.

La notification de la MDPH garantit-elle une place ?

Non. Elle ouvre le droit d’être accueilli, mais elle ne garantit pas une place immédiate, car les places sont limitées. Il faut ensuite contacter les structures, vous inscrire sur leur liste d’attente et parfois patienter jusqu’à ce qu’une place se libère. Vous pouvez visiter les structures et poser vos questions avant de faire un choix.

Que demander lors de la visite d’une structure ?

Posez des questions concrètes : quels professionnels interviennent, combien de séances par semaine, comment se passent les trajets, comment l’équipe travaille avec l’école. Vous pouvez demander à visiter la structure ou à rencontrer le service, et votre enfant peut donner son avis à sa manière. Les parents sont aussi invités à relire le projet individuel et à demander des changements.

Un enfant avec des troubles dys a-t-il besoin d’un IME ?

Pas forcément. Les enfants avec des troubles spécifiques des apprentissages n’ont pas tous besoin d’un IME : dans bien des cas, des aménagements à l’école suffisent. Les bilans des professionnels qui suivent l’enfant aident à choisir. Pour savoir quelle réponse correspond à votre enfant, rapprochez-vous de son médecin et de la MDPH de votre département.

Pour aller plus loin, découvrez ce qu’est un IME ou les compléments de l’AEEH.

Sources : service-public.fr, MDPH/CNSA, ARS Nouvelle-Aquitaine, monparcourshandicap.gouv.fr. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.

Aurélie MorelAurélie Morel est une rédactrice expérimentée passionnée par les domaines de la santé, de la grossesse, des bébés et de la famille. Avec plus de 6 ans d'expérience, elle aide les futurs et jeunes parents à trouver des informations fiables et bienveillantes pour mieux vivre cette aventure unique. Aurélie rédige des articles riches et documentés sur des sujets variés : préparation à l'accouchement, soins aux nourrissons, équilibre de la vie de famille et astuces pour prendre soin de soi en tant que parent. Ses contenus sont toujours basés sur des recherches sérieuses et adaptés aux besoins des familles modernes.



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