- L’Aide sociale à l’enfance (ASE) est un service du département chargé de protéger les enfants et de soutenir les familles.
- Elle propose des aides à domicile, des aides financières, un accueil temporaire ou durable, et accompagne certains jeunes majeurs.
- Elle reçoit et évalue les alertes sur les enfants en danger, et peut intervenir avec l’accord des parents ou sur décision du juge.
- Pour connaître les contacts locaux, rendez-vous sur le site du département concerné.
Beaucoup de familles entendent parler de l’aide sociale à l’enfance, souvent appelée ASE, sans savoir exactement ce qu’elle fait. L’ASE est un service du conseil départemental. Elle soutient les parents, protège les enfants en danger et organise un accueil quand c’est nécessaire. Cet article en présente les missions, les aides possibles et la manière de la solliciter. Il ne remplace pas l’échange avec un travailleur social de votre département. En cas de danger immédiat, appelez le 119, ou le 15 ou le 112.
Qu’est-ce que l’ASE et qui la dirige ?
L’ASE est une compétence obligatoire du département. Chaque département en Nouvelle-Aquitaine, de la Gironde aux Pyrénées-Atlantiques, a donc son propre service, avec son organisation et ses contacts. Les règles générales sont nationales, mais la façon de les mettre en œuvre peut varier d’un territoire à l’autre.
Ses équipes réunissent des travailleurs sociaux, des éducateurs, des psychologues, des médecins et des assistants familiaux. Elles travaillent avec l’école, les services de santé, la justice et les associations. L’ASE s’inscrit dans un ensemble plus large, que présente notre page consacrée à la protection de l’enfance en Nouvelle-Aquitaine.
Quelles sont les missions de l’aide sociale à l’enfance ?
L’ASE a plusieurs rôles complémentaires.
- Soutenir les familles qui rencontrent des difficultés pour élever leurs enfants, par un accompagnement éducatif ou social.
- Protéger les enfants dont la sécurité, la santé ou l’éducation sont en danger.
- Accueillir des enfants qui ne peuvent pas rester temporairement ou durablement dans leur famille.
- Accompagner certains jeunes majeurs, vers l’autonomie, dans les conditions prévues par la loi.
L’accueil peut se faire en famille d’accueil ou dans un établissement. Il est organisé avec l’accord des parents, ou sur décision d’un juge.
Comment l’ASE est-elle saisie ?
Les parents peuvent demander de l’aide eux-mêmes, en s’adressant au service social du département, à la PMI (protection maternelle et infantile) ou à un centre médico-social. Une aide demandée par la famille est souvent la meilleure façon d’éviter que la situation ne s’aggrave.
L’ASE peut aussi être alertée par un tiers : école, médecin, voisin, enfant lui-même. Les alertes sont centralisées au niveau départemental, puis évaluées. Pour comprendre ce circuit, lisez notre page sur ce que devient une alerte transmise au département. L’équipe rencontre la famille, écoute l’enfant et décide de la suite : aucune action, aide à la maison ou saisine de la justice.
Pour faire une demande, préparez quelques éléments : ce qui pose difficulté, depuis quand, ce que vous avez déjà essayé et ce que vous attendez comme aide. Vous pouvez venir accompagné d’un proche. L’entretien n’a rien d’un examen : il sert à comprendre vos besoins.
Les aides proposées aux familles
Selon les besoins, l’ASE peut proposer plusieurs soutiens : l’intervention d’un technicien de l’intervention sociale et familiale à domicile, un accompagnement éducatif, une aide financière ponctuelle, un accueil de jour ou un accueil temporaire. Ces aides reposent généralement sur un contrat avec les parents, qui fixe les objectifs et la durée.
Les conditions d’accès et les montants éventuels varient. Pour les connaître, adressez-vous au service de votre département et à service-public.fr. Les parents gardent en principe l’autorité parentale, même lorsqu’un enfant est accueilli, sauf décision contraire de la justice.
Un accueil de jour ou temporaire peut soulager une famille qui traverse un moment difficile, par exemple lors de la maladie d’un parent ou d’un épuisement. Il n’est pas un abandon : il est pensé pour que l’enfant retrouve ensuite sa place à la maison.
Ce que l’ASE n’est pas
L’ASE n’est pas là pour « enlever les enfants ». Son rôle est d’abord d’aider. Elle n’agit pas seule sur les situations les plus graves : c’est le juge qui décide des mesures contraignantes. Elle n’est pas non plus un service de justice pénale.
Si votre enfant est en situation de handicap, d’autres dispositifs existent en parallèle, notamment auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Un travailleur social peut vous aider à tout articuler. Pour voir le panorama complet, rendez-vous sur notre présentation pas à pas du dispositif.
L’ASE ne remplace pas non plus les parents. Elle les soutient, dans le respect de leur place auprès de l’enfant.
À qui s’adresser ?
Vos interlocuteurs officiels :
- Le service de l’Aide sociale à l’enfance et le service social de votre département : première information et accompagnement.
- La PMI et les centres médico-sociaux : conseils aux parents, consultations pour les jeunes enfants.
- Le 119, Allô Enfance en danger : écoute et orientation, gratuit, à toute heure.
- service-public.fr : droits, démarches et informations à jour sur l’ASE.
FAQ
L’ASE peut-elle retirer mon enfant sans mon accord ?
Seul un juge peut imposer un placement contre l’avis des parents, lorsque l’enfant est en danger. Dans beaucoup de cas, l’aide est mise en place avec l’accord des parents, sur la base d’un contrat. L’ASE n’est pas là pour enlever les enfants : son rôle est d’abord d’aider les familles.
Peut-on demander de l’aide à l’ASE sans qu’il y ait de danger ?
Oui. Les parents qui se sentent dépassés peuvent demander un soutien, en s’adressant au service social du département, à la PMI ou à un centre médico-social. Le service étudie la demande et propose les aides adaptées. Les conditions et les montants éventuels varient : renseignez-vous auprès de votre département.
Que devient l’autorité parentale pendant un accueil ?
En principe, les parents la conservent. Ils sont informés et consultés sur les décisions importantes, sauf décision contraire de la justice. Un accueil n’est pas un abandon : il est pensé pour que l’enfant puisse retrouver ensuite sa place. Chaque situation reste particulière, et un travailleur social peut vous l’expliquer.
L’ASE s’occupe-t-elle aussi des jeunes de plus de 18 ans ?
Dans certains cas, un accompagnement peut se poursuivre pour des jeunes majeurs, vers l’autonomie, dans les conditions prévues par la loi. Ces règles peuvent évoluer et rien n’est automatique : renseignez-vous auprès du service de l’Aide sociale à l’enfance de votre département et sur service-public.fr.
Qui peut alerter l’ASE pour un enfant ?
L’ASE peut être alertée par un tiers : école, médecin, voisin, ou l’enfant lui-même. Les alertes sont centralisées au niveau départemental, puis évaluées. L’équipe rencontre la famille, écoute l’enfant et décide de la suite. En cas de danger immédiat, appelez le 119, ou le 15 ou le 112 en cas d’urgence.
Comment préparer un premier rendez-vous avec l’ASE ?
Préparez quelques éléments : ce qui pose difficulté, depuis quand, ce que vous avez déjà essayé et ce que vous attendez comme aide. Vous pouvez venir accompagné d’un proche. L’entretien n’a rien d’un examen : il sert à comprendre vos besoins, et aucune décision favorable ne peut être promise d’avance.
Pour aller plus loin, retrouvez toute la protection de l’enfance ou découvrez comment une alerte est traitée.
Sources : service-public.fr, ministère des Solidarités, Santé publique France. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.


