- Un GEM (groupe d’entraide mutuelle) est un lieu convivial où des personnes vivant avec des troubles psychiques s’entraident et organisent des activités.
- L’accès est en général libre et sans démarche médicale : on peut venir, découvrir, repartir, revenir.
- Le GEM n’est ni un lieu de soin ni un établissement : c’est un espace d’entraide, géré avec les adhérents eux-mêmes.
- Pour connaître les GEM près de chez vous, renseignez-vous auprès de la MDPH et de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.
Un GEM est un groupe d’entraide mutuelle : un lieu où l’on peut se retrouver, parler, partager des activités, sans jugement. Ces groupes s’adressent surtout à des personnes touchées par des troubles psychiques, mais aussi, selon les lieux, par d’autres situations de fragilité. Cette page explique simplement comment ils fonctionnent. Elle vous aide à savoir si cela peut vous convenir, et par où commencer.
Qu’est-ce qu’un GEM ?
Un GEM est un petit collectif où les personnes se soutiennent entre elles. L’idée est simple : celles et ceux qui vivent des difficultés comprennent mieux que d’autres ce que cela représente. L’entraide entre pairs aide à rompre l’isolement et à reprendre confiance.
Ces groupes existent depuis la loi du 11 février 2005, qui a reconnu le handicap psychique. Ils sont portés par des associations et soutenus financièrement par des fonds publics. Ils font partie du paysage plus large des soutiens proposés en santé mentale.
En général, un GEM n’est pas dirigé par des soignants. Ce sont les adhérents qui choisissent les activités et les règles de vie du lieu, avec l’appui d’animateurs et d’une association qui porte le projet. C’est ce qui le distingue d’un service de soins : ici, on est un membre du groupe, pas un patient.
Que fait-on dans un groupe d’entraide mutuelle ?
Chaque GEM a son propre programme, décidé avec les adhérents. On y trouve souvent :
- un accueil libre autour d’un café, pour discuter ou simplement être là ;
- des activités : cuisine, jeux, sorties, sport doux, ateliers créatifs, jardinage ;
- des projets collectifs : voyage, journal, spectacle, repas partagé ;
- de l’aide pratique entre membres : courses, démarches, accompagnement à un rendez-vous.
Le rythme est libre. On peut venir une fois par mois ou plusieurs fois par semaine. Personne n’est obligé de parler de sa santé. Chacun apporte ce qu’il peut : une idée, un coup de main, un sourire. Beaucoup d’adhérents racontent que le plus important est de se sentir attendu, d’avoir un endroit où l’on compte pour les autres.
Pour qui, et comment y entrer ?
Un GEM s’adresse à des adultes qui ressentent de l’isolement, des difficultés psychiques durables ou un besoin de lien. Il n’est pas nécessaire d’avoir une reconnaissance de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Dans la plupart des cas, on peut simplement pousser la porte, souvent après un premier contact par téléphone ou un échange avec un proche ou un soignant.
Pour mieux saisir les situations concernées, vous pouvez lire notre page sur les situations de handicap psychique expliquées simplement. En Nouvelle-Aquitaine, les GEM sont répartis selon les départements. Votre MDPH ou l’ARS Nouvelle-Aquitaine (Agence régionale de santé) peut vous indiquer ceux qui existent près de chez vous.
Pour une première visite, vous pouvez demander à venir quelques minutes, sans engagement. Posez les questions qui vous rassurent : quels jours le lieu est ouvert, s’il faut s’inscrire, si l’adhésion est payante, si l’on peut venir accompagné la première fois. Observez l’ambiance : un bon accueil se sent vite. Si le lieu ne vous convient pas, un autre groupe, plus petit ou plus calme, vous plaira peut-être davantage.
Ce qu’un GEM apporte, et ce qu’il ne remplace pas
Un GEM apporte du lien, du réconfort, des repères et un sentiment d’utilité. Certaines personnes y retrouvent une envie de sortir, d’apprendre ou de se projeter. Pour elles, c’est parfois une étape avant d’autres projets.
Mais un GEM ne remplace pas les soins. Il ne prescrit rien et ne pose aucun diagnostic. Il peut compléter un suivi médical, jamais s’y substituer. Si un moment est difficile, les animateurs peuvent écouter et orienter vers un professionnel, mais ils ne remplacent pas un médecin. En cas de détresse, le 3114 est joignable ; en cas de danger immédiat, composez le 15 ou le 112. Si vous cherchez un accompagnement plus structuré pour retrouver des compétences et un projet de vie, regardez notre page sur cette démarche de réhabilitation psychosociale. Les deux approches se complètent souvent.
Venir dans un GEM n’engage à rien sur la durée. Vous pouvez faire une pause, revenir plus tard ou changer de lieu si vos besoins évoluent. L’important est que ce soit un choix libre, qui vous fasse du bien.
À qui s’adresser ?
Vos interlocuteurs officiels :
- La MDPH de votre département : information sur les structures d’entraide et d’accompagnement locales.
- L’ARS Nouvelle-Aquitaine : pilotage et financement des GEM dans la région.
- Votre médecin traitant ou l’équipe de santé mentale qui vous suit : orientation vers un GEM adapté.
- Les associations de familles et d’usagers : mise en relation avec les groupes de votre territoire.
FAQ
Faut-il un diagnostic ou une décision de la MDPH pour aller dans un GEM ?
En général, non : l’accès est ouvert et ne demande pas de démarche médicale ni de reconnaissance de la MDPH. Chaque GEM précise toutefois ses règles d’accueil, il est donc utile de le contacter avant, souvent par téléphone. Votre MDPH ou l’ARS Nouvelle-Aquitaine peut vous indiquer les groupes qui existent près de chez vous.
Un GEM est-il payant ?
L’accueil est le plus souvent gratuit ou demande une petite adhésion, mais cela varie d’un groupe à l’autre. Certaines sorties peuvent avoir un coût partagé. Nous ne pouvons donner aucun montant : renseignez-vous auprès du groupe qui vous intéresse, par exemple en demandant si l’adhésion est payante, avant de vous déplacer.
Y a-t-il des soignants dans un GEM ?
Le GEM est animé avec les adhérents, avec l’appui de quelques animateurs et d’une association qui porte le projet. En général, il n’est pas dirigé par des soignants et ce n’est pas un lieu de soin : on y est membre du groupe, pas patient. Il peut toutefois travailler avec les équipes de santé de votre secteur.
Peut-on venir accompagné la première fois ?
Oui, de nombreux groupes l’acceptent volontiers. Un proche ou un professionnel peut vous accompagner pour une première visite, afin de vous rassurer. Vous pouvez demander à venir quelques minutes, sans engagement, et observer l’ambiance. Si le lieu ne vous convient pas, un autre groupe, plus petit ou plus calme, vous plaira peut-être davantage.
Depuis quand existent les GEM ?
Les GEM existent depuis la loi du 11 février 2005, qui a reconnu le handicap psychique. Ils sont portés par des associations et soutenus financièrement par des fonds publics. En Nouvelle-Aquitaine, ils sont répartis selon les départements, et l’ARS participe à leur pilotage. Pour connaître ceux de votre secteur, renseignez-vous auprès de la MDPH.
Peut-on arrêter de venir dans un GEM puis revenir plus tard ?
Oui, venir dans un GEM n’engage à rien sur la durée. Le rythme est libre : on peut venir une fois par mois ou plusieurs fois par semaine, faire une pause, revenir plus tard ou changer de lieu si vos besoins évoluent. L’important est que ce soit un choix libre, qui vous fasse du bien.
Pour situer les GEM dans l’ensemble des aides, revenez à la page d’accueil de la branche santé mentale, ou découvrez l’accompagnement vers l’autonomie.
Sources : service-public.fr, MDPH/CNSA, ARS Nouvelle-Aquitaine, Santé publique France. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.


