- Les plateformes de coordination et d’orientation (PCO) TND aident les familles dont l’enfant présente des signes de trouble du neurodéveloppement, avant même un diagnostic.
- Elles organisent un parcours de bilans et d’interventions précoces, en lien avec les professionnels de santé.
- Le médecin adresse l’enfant à la plateforme : la famille n’a pas à tout organiser seule.
- Leur fonctionnement et leur territoire varient : renseignez-vous auprès de votre médecin, de l’ARS et de la MDPH.
Quand le développement d’un enfant interroge, les familles se retrouvent parfois seules face à un enchaînement de rendez-vous. La plateforme de coordination TND (troubles du neurodéveloppement) a été créée pour simplifier ce parcours. Elle permet d’engager des bilans et des soins précoces sans attendre un diagnostic définitif. Cette page explique à quoi elle sert, comment elle fonctionne et comment la solliciter. Les informations exactes dépendent de votre territoire : rapprochez-vous toujours des interlocuteurs officiels.
À quoi sert une plateforme de coordination TND ?
Ces plateformes s’adressent aux enfants pour lesquels un médecin repère des difficultés de développement : langage, motricité, attention, interactions. Leur but est d’éviter que le temps ne se perde. L’idée est d’intervenir tôt, car un accompagnement précoce peut aider l’enfant à progresser.
Une plateforme n’est ni un lieu de soin permanent, ni un lieu de décision sur les droits. C’est un dispositif qui coordonne et organise : il aide la famille à s’y retrouver et à mettre en place les bons bilans. Elle fait partie de l’organisation globale présentée dans notre page sur l’ensemble des troubles du neurodéveloppement.
Comment fonctionne le parcours ?
Le parcours se déroule généralement en plusieurs étapes, que l’équipe de la plateforme adapte à chaque enfant.
- Le repérage : le médecin traitant, le pédiatre, la crèche ou l’école repère des signes et en parle à la famille.
- L’adressage : le médecin envoie l’enfant à la plateforme, avec l’accord des parents.
- Les bilans : psychologue, ergothérapeute, psychomotricien ou orthophoniste réalisent des évaluations, selon les besoins.
- Les interventions précoces : des séances peuvent démarrer sans attendre le diagnostic.
- Le relais : un diagnostic est posé si besoin, puis l’accompagnement se poursuit avec d’autres équipes.
Le parcours prend en général fin à une certaine limite de durée, après laquelle le relais est organisé. Demandez à la plateforme ses modalités précises.
Les parents restent associés à chaque étape. Ils reçoivent des explications sur les résultats des bilans et peuvent poser leurs questions. Si les conclusions ne vous semblent pas claires, demandez qu’on vous les reformule.
Pour quels enfants ?
Ces dispositifs concernent des enfants jeunes. Les tranches d’âge exactes et les conditions peuvent changer : consultez votre médecin ou l’ARS (Agence régionale de santé) pour obtenir les informations à jour. Ils s’adressent à toutes les familles, quelle que soit leur situation, et le trouble n’a pas besoin d’être déjà identifié.
Les situations sont variées : suspicion d’autisme, de troubles « dys », de trouble de l’attention ou de retard de langage. Pour les difficultés d’apprentissage, vous pouvez consulter notre page sur les troubles dyslexiques, dyspraxiques et dyscalculiques, qui présente les signes d’alerte et les bilans.
Comment solliciter la plateforme ?
La démarche passe en général par un médecin. Parlez-lui de vos observations : ce que vous remarquez à la maison, ce que dit l’école ou la crèche. Il remplit un document d’adressage et le transmet à la plateforme, qui contacte ensuite la famille. Vous n’avez pas besoin d’avoir un diagnostic ni un dossier MDPH au départ.
Pour trouver la plateforme de votre territoire, demandez à votre médecin, à votre pédiatre ou consultez les informations de l’ARS Nouvelle-Aquitaine. Chaque département peut avoir une organisation différente.
Avant le rendez-vous chez le médecin, notez quelques exemples précis : l’âge des premiers mots, ce que l’enfant évite ou recherche, ses difficultés pour dormir, manger ou jouer avec d’autres enfants. Apportez le carnet de santé. Plus les exemples sont concrets, plus il est facile de décider si l’orientation vers la plateforme est utile.
Et pour l’entrée à l’école ?
L’entrée en maternelle ou en école élémentaire est un moment clé. Les bilans réalisés dans le cadre de la plateforme peuvent aider l’équipe éducative à mieux comprendre les besoins de l’enfant. Ils peuvent aussi appuyer une demande d’aménagements, selon les situations.
Pour savoir quels soutiens existent à l’école pour les enfants autistes, lisez notre page sur la scolarisation d’un enfant autiste. Chaque famille garde son rôle : vous restez les mieux placés pour connaître votre enfant et exprimer ses besoins.
À qui s’adresser ?
Vos interlocuteurs officiels :
- Votre médecin traitant ou le pédiatre : repérage et adressage vers la plateforme.
- L’ARS Nouvelle-Aquitaine : information sur les dispositifs de coordination dans la région.
- La MDPH de votre département : droits et orientation, si besoin, après les bilans.
- monparcourshandicap.gouv.fr et service-public.fr : informations officielles sur le parcours.
FAQ
Faut-il un diagnostic pour accéder à la plateforme ?
Non. C’est justement l’intérêt du dispositif : engager les bilans et les interventions précoces sans attendre un diagnostic. Il suffit qu’un médecin repère des signes qui justifient de s’y adresser. Vous n’avez besoin ni d’un diagnostic ni d’un dossier MDPH au départ, et le trouble n’a pas besoin d’être déjà identifié.
Qui paie les bilans réalisés dans le cadre de la plateforme ?
Le fonctionnement de la prise en charge dépend du dispositif. Demandez à la plateforme ou au médecin ce qui est pris en charge dans votre situation, et renseignez-vous auprès de l’Assurance maladie. Les règles peuvent varier selon le territoire : l’ARS Nouvelle-Aquitaine peut aussi vous informer sur les dispositifs de coordination de la région.
Peut-on s’adresser directement à la plateforme ?
En général, c’est le médecin qui adresse l’enfant, avec l’accord des parents : il remplit un document d’adressage et le transmet à la plateforme, qui contacte ensuite la famille. Renseignez-vous sur le fonctionnement de la plateforme de votre territoire pour connaître la démarche exacte, auprès de votre médecin, de votre pédiatre ou de l’ARS.
La plateforme remplace-t-elle la MDPH ?
Non. La plateforme organise les bilans et les soins précoces. La MDPH, elle, étudie les demandes de droits et d’aides. Les deux peuvent se compléter selon les situations. Une plateforme n’est ni un lieu de soin permanent, ni un lieu de décision sur les droits : c’est un dispositif qui coordonne et organise.
Les parents sont-ils associés aux bilans de la plateforme ?
Oui, les parents restent associés à chaque étape. Ils reçoivent des explications sur les résultats des bilans et peuvent poser leurs questions. Si les conclusions ne vous semblent pas claires, demandez qu’on vous les reformule. Vous restez les mieux placés pour connaître votre enfant et exprimer ses besoins.
Les bilans de la plateforme servent-ils à l’école ?
Ils peuvent aider. Les bilans réalisés dans le cadre de la plateforme peuvent aider l’équipe éducative à mieux comprendre les besoins de l’enfant à l’entrée en maternelle ou en école élémentaire. Ils peuvent aussi appuyer une demande d’aménagements, selon les situations. Aucune décision n’est garantie : parlez-en à l’enseignant, à votre médecin et à la MDPH.
Pour aller plus loin, découvrez le soutien à l’école pour un enfant autiste ou revoyez les signes d’alerte des difficultés d’apprentissage dys.
Sources : service-public.fr, ARS Nouvelle-Aquitaine, Assurance maladie, monparcourshandicap.gouv.fr, MDPH/CNSA. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.


