- Le FIPHFP est le fonds qui soutient l’emploi des personnes en situation de handicap dans les trois versants de la fonction publique.
- Il finance des aides pour les agents et pour les employeurs publics : aménagement de poste, formation, accompagnement.
- Les employeurs publics d’au moins vingt agents ont une obligation d’emploi, comme dans le privé.
- Pour une demande, adressez-vous au référent handicap de votre administration et au site officiel du FIPHFP.
Travailler dans une mairie, un hôpital, une école ou un ministère avec un handicap est possible, et des aides existent. Le FIPHFP (fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique) joue un rôle central. Cette page présente en langage clair ce fonds, ses missions, les aides qu’il peut financer et la manière d’y accéder. Elle informe : le site officiel et votre employeur public restent vos interlocuteurs.
À quoi sert le FIPHFP ?
Le FIPHFP est un fonds public créé pour favoriser l’accès et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap dans la fonction publique : État, collectivités territoriales (communes, départements, régions) et hôpitaux. Il est alimenté par les contributions des employeurs publics qui n’atteignent pas leur obligation d’emploi.
Il finance ensuite des actions très concrètes. Son équivalent dans le secteur privé est présenté dans notre page sur le fonds géré par l’AGEFIPH pour les entreprises. Les deux fonds ont le même objectif, mais s’adressent à des employeurs différents.
Concrètement, il ne s’agit pas d’un guichet pour les particuliers : c’est un outil de financement à destination des employeurs publics, au service de leurs agents et de leurs candidats.
Quelles aides peut-il financer ?
Le FIPHFP intervient principalement auprès des employeurs publics, qui déposent les demandes pour leurs agents. Selon les situations, il peut financer :
- l’aménagement du poste : matériel, logiciel, fauteuil, adaptation des locaux ;
- des aides humaines, comme un interprète en langue des signes ;
- des formations et des actions de reconversion ;
- des actions de sensibilisation des équipes et de recrutement.
Les aides évoluent et leurs montants ne sont pas détaillés ici : le site officiel du FIPHFP donne les conditions à jour.
Ces aides ne sont pas automatiques : chaque demande est examinée, et l’employeur public doit justifier le besoin. Le médecin de prévention joue souvent un rôle clé pour préciser quelles adaptations sont utiles à l’agent concerné.
Posez-vous la question du besoin réel : un fauteuil, un logiciel de lecture d’écran, des horaires ajustés ou un tutorat. Plus la demande est précise et appuyée par l’avis du médecin de prévention, plus elle est simple à instruire.
Devenir agent public avec un handicap
On accède à la fonction publique par concours, par contrat ou par des voies spécifiques. Les candidats en situation de handicap peuvent demander des aménagements d’épreuves : temps supplémentaire, matériel adapté, aide humaine. Il existe aussi des recrutements par contrat destinés aux personnes reconnues travailleuses handicapées, pouvant conduire à une titularisation.
Une fois en poste, l’agent a droit à des adaptations de ses conditions de travail. Le médecin de prévention et le référent handicap sont des personnes ressources. Pour les règles générales, consultez notre page sur les règles générales d’accès au travail.
Si vous passez un concours, informez-vous tôt sur le calendrier : la demande d’aménagement des épreuves doit souvent être faite bien avant la date des écrits. Un certificat établi par un médecin agréé peut être demandé.
Le lien avec l’obligation d’emploi
Les employeurs publics d’au moins vingt agents doivent employer une part minimale de personnes en situation de handicap. S’ils n’y parviennent pas, ils versent une contribution au fonds. Cette règle est la même idée que dans le privé. Nous la détaillons dans notre page consacrée à la règle des vingt agents minimum.
Ce cadre incite les administrations à recruter, à adapter les postes et à garder leurs agents en emploi.
Pour un agent, cela signifie aussi que son administration a intérêt à connaître ses besoins : plus elle est informée, plus elle peut agir. Là encore, vous restez libre de ce que vous communiquez.
Comment faire une demande ?
L’agent ne s’adresse pas seul au fonds. En général, il parle d’abord de ses besoins au médecin de prévention ou au référent handicap de son administration. C’est l’employeur qui monte la demande d’aide auprès du FIPHFP. N’hésitez pas à poser la question à votre service des ressources humaines : il pourra vous dire comment procéder.
Gardez une trace écrite de vos échanges et des préconisations du médecin. Cela facilite le suivi du dossier si vous changez de service ou de poste.
En cas de changement de poste ou d’administration, pensez à demander que les adaptations déjà obtenues soient transmises avec votre accord, pour ne pas repartir de zéro.
À qui s’adresser ?
Vos interlocuteurs officiels :
- Le référent handicap et le service des ressources humaines de votre administration.
- Le médecin de prévention : avis sur les adaptations du poste.
- Le FIPHFP : informations officielles sur les aides en vigueur.
- service-public.fr et la MDPH : droits, reconnaissance et démarches.
FAQ
Le FIPHFP concerne-t-il aussi les hôpitaux et les mairies ?
Oui. Le FIPHFP vise la fonction publique au sens large : l’État, les collectivités territoriales (communes, départements, régions) et les hôpitaux. Il est alimenté par les contributions des employeurs publics qui n’atteignent pas leur obligation d’emploi. Pour savoir si votre employeur est concerné, renseignez-vous auprès de votre administration ou du site officiel du FIPHFP.
Puis-je demander une aide du FIPHFP moi-même ?
En général, la demande est déposée par l’employeur public, pas directement par l’agent : le FIPHFP n’est pas un guichet pour les particuliers. L’agent parle d’abord de ses besoins au médecin de prévention ou au référent handicap, qui l’orientent. Parlez-en aussi à votre service des ressources humaines.
Faut-il une RQTH pour bénéficier de ces aides ?
Souvent, une reconnaissance est demandée, car elle ouvre droit au statut de bénéficiaire de l’obligation d’emploi. Les conditions précises dépendent des aides et se vérifient auprès du FIPHFP, de votre référent handicap ou de la MDPH. Aucune aide n’est automatique : chaque demande est examinée par le fonds.
Les concours sont-ils adaptés aux personnes handicapées ?
Oui, des aménagements d’épreuves peuvent être demandés, comme du temps supplémentaire, du matériel adapté ou une aide humaine. La demande se fait en amont, souvent bien avant la date des écrits, avec un justificatif, selon les règles du concours. Un certificat établi par un médecin agréé peut être demandé.
Quelles aides le FIPHFP peut-il financer ?
Selon les situations, il peut financer l’aménagement du poste (matériel, logiciel, fauteuil, adaptation des locaux), des aides humaines comme un interprète en langue des signes, des formations et reconversions, ainsi que des actions de sensibilisation et de recrutement. Les conditions évoluent : le site officiel du FIPHFP donne les informations à jour.
Quel est le rôle du médecin de prévention ?
Le médecin de prévention donne un avis sur les adaptations utiles à l’agent concerné. Il joue souvent un rôle clé : plus la demande est précise et appuyée par son avis, plus elle est simple à instruire. Gardez une trace écrite de ses préconisations, qui facilitent le suivi du dossier en cas de changement de poste.
Pour situer ce fonds, découvrez les soutiens versés aux entreprises ou le calcul de l’obligation d’emploi.
Sources : service-public.fr, FIPHFP, MDPH/CNSA, AGEFIPH. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.


