- L’ITEP (institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) accompagne des enfants et des adolescents dont les difficultés psychologiques gênent la scolarité et la vie en groupe.
- L’équipe associe soins, éducation et enseignement, avec un projet personnalisé pour chaque jeune.
- L’orientation est décidée par la CDAPH, après une demande à la MDPH.
- Pour toute démarche, adressez-vous à la MDPH de votre département et à service-public.fr.
Certains enfants ont une intelligence tout à fait préservée, mais des difficultés psychologiques qui rendent l’école et la vie collective très compliquées. Pour eux, il existe l’ITEP, l’institut thérapeutique, éducatif et pédagogique. Cet article explique simplement à qui il s’adresse, comment il fonctionne et comment y accéder. Il s’agit d’une information générale : seuls les professionnels et la MDPH peuvent apprécier la situation de votre enfant.
Qu’est-ce qu’un ITEP ?
L’ITEP est un établissement médico-social. Il accueille des enfants et des adolescents dont les difficultés psychologiques s’expriment surtout par des troubles du comportement. Ces difficultés perturbent fortement leur socialisation et leurs apprentissages, sans que leurs capacités intellectuelles soient en cause.
Comme les autres structures du secteur, il est autorisé et contrôlé par l’ARS (agence régionale de santé) et financé par l’Assurance maladie. Pour situer l’ITEP parmi toutes les possibilités, vous pouvez consulter notre présentation générale des lieux et services qui accompagnent le handicap.
Les situations sont variées : colères difficiles à contenir, opposition, repli, refus d’aller à l’école, conflits fréquents avec les autres enfants. Une seule de ces difficultés ne suffit pas à justifier une orientation. Ce sont les professionnels qui suivent l’enfant, comme le médecin, le psychologue ou l’équipe de l’école, qui aident la famille à savoir si un ITEP peut être utile.
Quel accompagnement propose-t-il ?
Un ITEP associe trois dimensions : le soin, l’éducation et la pédagogie. Des éducateurs, des psychologues, des enseignants spécialisés et parfois des médecins ou des infirmiers travaillent en équipe. L’objectif est d’aider le jeune à mieux gérer ses émotions, à apaiser ses relations avec les autres et à retrouver le goût d’apprendre.
Chaque jeune dispose d’un projet individuel, discuté avec la famille. Il peut comporter des temps de scolarité adaptée, des activités éducatives, des ateliers de groupe et un suivi thérapeutique. Pour les plus grands, l’ITEP peut aussi préparer l’avenir : découverte des métiers, stages, orientation vers une formation.
- Des temps d’école adaptés, dans l’établissement ou dans une classe ordinaire.
- Un accompagnement éducatif au quotidien.
- Un suivi thérapeutique en lien avec les soignants.
Un fonctionnement souple, en dispositif
Les ITEP ont évolué ces dernières années vers un fonctionnement plus souple, qu’on appelle parfois « dispositif ». Concrètement, un jeune peut changer de mode d’accompagnement sans refaire toutes les démarches : par exemple passer d’un accueil en internat à un suivi dans son école, puis revenir si besoin. Cette souplesse dépend de ce que propose chaque structure, d’où l’intérêt de poser la question à l’établissement concerné.
Les familles gardent toute leur place. Elles sont tenues informées, participent aux rencontres et peuvent exprimer leurs attentes. Le dialogue avec l’équipe est un point d’appui important pour que le jeune se sente en confiance.
Comment obtenir une place en ITEP ?
La famille dépose un dossier à la MDPH. L’équipe pluridisciplinaire évalue la situation à partir du certificat médical, des bilans et du projet de vie. La CDAPH (commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) décide ensuite s’il y a lieu d’orienter le jeune vers un ITEP, ou vers un autre type d’accompagnement. La décision ouvre un droit à demander une place ; elle ne la garantit pas, car les places sont limitées.
Les besoins d’un enfant peuvent aussi relever d’un institut destiné surtout au handicap intellectuel. Pour comparer, lisez notre page sur l’IME et son public. Pour les adultes très dépendants, d’autres lieux existent, par exemple l’accueil en MAS une fois adulte, qui répond à des besoins très différents.
Avant de décider, vous pouvez visiter l’établissement, rencontrer l’équipe éducative et demander comment se déroule une journée type. Interrogez aussi l’équipe sur les liens avec l’école d’origine : un retour vers une scolarité ordinaire est souvent un objectif, quand la situation s’apaise.
Vos droits et vos interlocuteurs
L’accompagnement en ITEP repose sur une décision officielle, notifiée par courrier. Si elle ne vous convient pas, vous pouvez la contester : le courrier explique comment faire. Votre enfant garde son droit à l’éducation et à des aménagements de sa scolarité.
Les éventuelles participations financières varient selon les situations. Consultez service-public.fr pour les règles en vigueur, ou demandez à la MDPH. Un travailleur social ou une association de familles peut aussi vous aider à préparer vos démarches et à poser vos questions à l’équipe.
À qui s’adresser ?
Vos interlocuteurs officiels :
- La MDPH de votre département : dépôt de la demande, évaluation et notification d’orientation.
- L’ARS Nouvelle-Aquitaine : organisation régionale des établissements médico-sociaux.
- Le ministère de l’Éducation nationale et l’école de votre enfant : aménagements de la scolarité.
- service-public.fr : démarches et informations officielles à jour.
FAQ
L’ITEP s’adresse-t-il aux enfants en difficulté intellectuelle ?
Non, pas en priorité. L’ITEP accueille des jeunes dont l’intelligence est préservée, mais dont les difficultés psychologiques, qui s’expriment surtout par des troubles du comportement, perturbent la vie en groupe et les apprentissages. Pour le handicap intellectuel, l’IME est plus souvent adapté. Seuls les professionnels et la MDPH peuvent apprécier la situation de votre enfant, au cas par cas.
Mon enfant continue-t-il à avoir une scolarité en ITEP ?
Oui. Des enseignants spécialisés interviennent dans l’établissement, et des temps de classe ordinaire sont parfois possibles. Le projet est adapté à chaque jeune et discuté avec la famille : il peut comporter des temps de scolarité adaptée, des activités éducatives, des ateliers de groupe et un suivi thérapeutique. Un retour vers une scolarité ordinaire est souvent un objectif, quand la situation s’apaise.
L’ITEP est-il un hôpital ?
Non. L’ITEP est un établissement médico-social, qui associe soins, éducation et enseignement. Les soins s’y inscrivent dans un projet global, et non dans une hospitalisation. Comme les autres structures du secteur, il est autorisé et contrôlé par l’ARS et financé par l’Assurance maladie. Des éducateurs, des psychologues, des enseignants spécialisés et parfois des médecins ou des infirmiers y travaillent en équipe.
Qui décide de l’orientation vers un ITEP ?
C’est la CDAPH, au sein de la MDPH, après évaluation de la situation à partir du certificat médical, des bilans et du projet de vie. La famille est associée et peut s’exprimer à chaque étape. La décision ouvre un droit à demander une place ; elle ne la garantit pas, car les places sont limitées. Si elle ne vous convient pas, vous pouvez la contester.
Un jeune peut-il changer de mode d’accompagnement en ITEP ?
Cela peut être possible : les ITEP ont évolué vers un fonctionnement plus souple, qu’on appelle parfois dispositif. Un jeune peut changer de mode d’accompagnement sans refaire toutes les démarches, par exemple passer d’un accueil en internat à un suivi dans son école. Cette souplesse dépend de ce que propose chaque structure : posez la question à l’établissement concerné.
Quelles difficultés peuvent conduire à envisager un ITEP ?
Les situations sont variées : colères difficiles à contenir, opposition, repli, refus d’aller à l’école, conflits fréquents avec les autres enfants. Une seule de ces difficultés ne suffit pas à justifier une orientation. Ce sont les professionnels qui suivent l’enfant, comme le médecin, le psychologue ou l’équipe de l’école, qui aident la famille à savoir si un ITEP peut être utile.
Pour aller plus loin, comparez avec l’accompagnement proposé en IME ou reprenez l’ensemble des types de structures.
Sources : service-public.fr, MDPH/CNSA, ARS Nouvelle-Aquitaine, ministère de l’Éducation nationale. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.


