- Le FAM (foyer d’accueil médicalisé) accueille des adultes en situation de handicap qui ont besoin d’une aide quotidienne et de soins réguliers.
- C’est un lieu de vie avec une présence éducative et médicale, financé à la fois par l’Assurance maladie et par le département.
- L’entrée se fait sur orientation de la CDAPH, après une demande à la MDPH.
- Pour toute démarche, adressez-vous à la MDPH de votre département.
Certains adultes en situation de handicap ne peuvent pas vivre seuls, mais n’ont pas besoin de soins aussi constants que dans une MAS. Pour eux existe le FAM, le foyer d’accueil médicalisé. Cet article explique en termes simples ce qu’est le FAM dans le champ du handicap, comment on y vit et comment y accéder. Ces informations sont générales : pour une décision, seule la MDPH est compétente.
Qu’est-ce qu’un foyer d’accueil médicalisé ?
Le FAM est un établissement médico-social pour adultes. Il accueille des personnes dont le handicap, souvent associé à des troubles de santé, limite fortement l’autonomie. Elles ont besoin d’une aide pour les actes de la vie quotidienne, d’un accompagnement éducatif et d’un suivi médical régulier.
On entend aussi parfois parler d’EAM (établissement d’accueil médicalisé) : c’est le même type de structure, sous un nom plus récent. Le FAM fait partie de l’ensemble du secteur médico-social pour adultes, dont l’organisation est contrôlée par l’ARS (agence régionale de santé) et par le département.
Comment se passe la vie au FAM ?
Le FAM est avant tout un lieu de vie. Chaque résident dispose d’une chambre, souvent individuelle, et partage des espaces communs : salle à manger, salon, jardin, salles d’activités. Les repas, les loisirs, les sorties et les temps de repos rythment la journée.
Une équipe pluridisciplinaire est présente : éducateurs, aides médico-psychologiques, aides-soignants, infirmiers, et le plus souvent des intervenants comme un psychologue ou un kinésithérapeute. Elle élabore avec chaque personne un projet personnalisé : activités, apprentissages, soins, liens avec la famille. L’objectif est de préserver l’autonomie qui existe et de favoriser la participation de chacun.
- Un hébergement adapté, de jour comme de nuit.
- Un suivi médical et paramédical régulier.
- Des activités, des sorties et une vie sociale.
Les journées ne se ressemblent pas toutes. Certains résidents participent à des ateliers, d’autres préfèrent des temps calmes. Les week-ends et les vacances sont organisés différemment selon les établissements : demandez comment sont gérés les retours en famille, les sorties et les visites. Ces détails comptent beaucoup pour se sentir chez soi.
FAM, MAS, foyer de vie : s’y retrouver
Trois lieux de vie sont souvent comparés. La MAS accueille les personnes qui ont besoin de soins les plus constants. Pour bien la distinguer, lisez notre page sur le fonctionnement d’une maison d’accueil spécialisée. Le FAM se situe entre les deux : une aide quotidienne importante et une présence médicale, sans surveillance médicale permanente aussi poussée.
Le foyer de vie, enfin, s’adresse à des personnes plus autonomes, qui n’ont pas besoin de soins médicaux continus. Vous trouverez les détails dans notre page consacrée au foyer de vie et à ses activités. L’évaluation de la MDPH aide à identifier la structure la plus adaptée.
Comment obtenir une place en FAM ?
La démarche commence à la MDPH. Il faut déposer un dossier avec un certificat médical et un projet de vie. Une équipe évalue les besoins, puis la CDAPH (commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) décide d’une orientation vers un FAM. Cette décision n’est pas une admission : il faut ensuite candidater auprès d’un ou plusieurs établissements, qui décident selon leurs places disponibles.
Les listes d’attente peuvent être longues. Une visite, un échange avec l’équipe ou un accueil temporaire permettent de mieux connaître l’établissement avant de s’engager. N’hésitez pas à demander l’appui d’un travailleur social ou d’une association.
Lors d’une visite, quelques questions aident à comparer :
- Quelle présence médicale et infirmière, de jour comme de nuit ?
- Comment le projet personnalisé est-il construit avec le résident ?
- Quelles sorties et quelles activités sont proposées chaque semaine ?
- Quelle place est laissée aux proches ?
Qui paie ? Les droits des résidents
Le financement est partagé : l’Assurance maladie prend en charge les soins, et le département finance l’essentiel de l’hébergement, parfois au titre de l’aide sociale à l’hébergement. Le résident peut être invité à participer à ses frais, selon ses ressources. Les règles et les montants évoluent chaque année : consultez service-public.fr ou votre MDPH.
Les résidents conservent leurs droits : respect de leur intimité, information, expression de leurs choix, maintien des liens avec leurs proches. En cas de suspicion de maltraitance, le 3977 est le numéro national à appeler.
À qui s’adresser ?
Vos interlocuteurs officiels :
- La MDPH de votre département : demande d’orientation et notification de la décision.
- Le conseil départemental : aide sociale à l’hébergement et financement.
- L’ARS Nouvelle-Aquitaine : autorisation et contrôle des établissements.
- Le 3977 : numéro national de signalement des maltraitances.
FAQ
Quelle est la différence entre un FAM et une MAS ?
Les deux accueillent des adultes très dépendants. La MAS offre des soins et une surveillance médicale plus constants, alors que le FAM propose un accompagnement quotidien important avec un suivi médical régulier. Leur financement diffère aussi : l’Assurance maladie pour la MAS, l’Assurance maladie et le département pour le FAM.
Peut-on être accueilli en FAM de façon temporaire ?
Certains établissements proposent un accueil temporaire, par exemple pour offrir du répit aux proches ou pour découvrir la structure avant de s’engager. Cela dépend de chaque établissement et de ses places disponibles. Il faut se renseigner auprès de la MDPH de votre département et directement auprès de l’établissement.
Le FAM est-il réservé à un type de handicap ?
Non, le FAM n’est pas réservé à un seul type de handicap, mais certains établissements accueillent des publics précis, comme des personnes avec un handicap moteur ou psychique. Chaque structure définit son propre projet. Renseignez-vous sur le public accueilli avant de candidater, auprès de l’établissement ou de la MDPH.
Qui décide de l’admission ?
La CDAPH décide de l’orientation vers un FAM, après l’évaluation de la MDPH. Cette décision n’est pas une admission : il faut ensuite candidater auprès d’un ou plusieurs établissements, qui étudient la demande selon leurs places disponibles. La personne et sa famille sont associées aux choix tout au long de la démarche.
Que signifie FAM dans le domaine du handicap ?
FAM signifie foyer d’accueil médicalisé. C’est un établissement médico-social pour adultes dont le handicap limite fortement l’autonomie, et qui ont besoin d’une aide au quotidien, d’un accompagnement éducatif et d’un suivi médical régulier. On parle aussi parfois d’EAM, établissement d’accueil médicalisé, qui désigne le même type de structure sous un nom plus récent.
Comment comparer plusieurs FAM avant de choisir ?
Une visite et un échange avec l’équipe permettent de comparer. Demandez quelle présence médicale et infirmière existe de jour comme de nuit, comment le projet personnalisé est construit avec le résident, quelles activités et sorties sont proposées, et quelle place est laissée aux proches. Un travailleur social ou une association peut vous accompagner dans cette démarche.
Pour aller plus loin, découvrez le quotidien en foyer de vie ou comparez avec la MAS, pour des soins plus constants ; vous pouvez aussi revenir à la vue complète des établissements du secteur.
Sources : service-public.fr, MDPH/CNSA, ARS Nouvelle-Aquitaine, Assurance maladie, monparcourshandicap.gouv.fr. Informations générales, à jour en octobre 2026 ; vérifiez auprès de votre MDPH et de service-public.fr, les règles et montants pouvant évoluer.


