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Santé

Vertiges – diagnostic, médicaments, remèdes naturels, nystagmus et régime

Le traitement des vertiges dépend surtout de leur cause. Concrètement, tu ne traites pas un vertige “en général” : tu traites une origine précise, qu’elle soit vestibulaire, neurologique, cardiovasculaire, médicamenteuse, métabolique ou liée à un trouble de l’équilibre plus global. C’est pour ça qu’un bon diagnostic change tout : il permet d’éviter les erreurs, de choisir le bon traitement et de savoir quand il faut consulter rapidement.

L’essentiel a retenir : pour traiter un vertige, il faut d’abord identifier sa cause réelle, pas seulement calmer la sensation de tête qui tourne.

  • Le bon spécialiste dépend du contexte : ORL, neurologue, parfois cardiologue.
  • Les examens clés sont l’examen clinique, les tests vestibulaires et parfois l’IRM.
  • Un nystagmus, des troubles de l’équilibre ou des signes neurologiques orientent le diagnostic.
  • Les médicaments soulagent surtout la crise aiguë, mais ne remplacent pas le traitement de fond.
  • La compensation vestibulaire peut être freinée par l’anxiété, le cou ou certains troubles associés.
  • Les remèdes naturels ne doivent jamais faire oublier une cause médicale à éliminer.
  • En cas de vertige brutal, intense ou associé à d’autres symptômes, il faut consulter vite.

Le diagnostic des vertiges

Si tu es dans cette situation, le plus important est de ne pas te focaliser uniquement sur le symptôme. Un vertige peut venir de l’oreille interne, du cerveau, de la circulation sanguine, d’un médicament, d’un problème cervical ou d’un trouble métabolique. Dans la pratique, le traitement dépend directement de ce diagnostic.

Les médecins à consulter sont le plus souvent l’oto-rhino-laryngologiste ou le neurologue. Selon les signes associés, d’autres avis peuvent être utiles, notamment si le vertige s’accompagne de malaise, de palpitations, de troubles visuels ou d’un terrain cardiovasculaire particulier.

Le diagnostic repose généralement sur plusieurs éléments :

  • Le dossier médical et l’histoire précise des symptômes,
  • L’examen physique,
  • Les examens auditifs et vestibulaires,
  • L’IRM cérébrale si une cause centrale est suspectée,
  • L’écho-Doppler des artères carotides dans certains contextes.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un vertige n’est pas toujours “un problème d’oreille”. On doit aussi exclure une cause cardiovasculaire, surtout si tu as des facteurs de risque, un diabète, une hypertension ou des antécédents vasculaires. Dans les faits, c’est une étape essentielle pour éviter de passer à côté d’un problème plus sérieux.

Examens physiques pour évaluer la fonctionnalité du vestibule

Les examens cliniques permettent d’orienter rapidement vers une atteinte vestibulaire, cérébelleuse ou sensitive. Ce sont des tests simples, mais leur interprétation demande de l’expérience, car une même instabilité peut avoir plusieurs causes.

L’épreuve de Romberg

Tu te tiens debout, les pieds joints, les bras le long du corps, puis tu fermes les yeux. L’objectif est de voir si le corps compense correctement quand la vision n’aide plus à garder l’équilibre.

Une épreuve de Romberg positive peut évoquer :

  1. Un dommage vestibulaire : la personne penche puis tombe du côté de l’oreille atteinte, souvent avec un léger délai.
  2. Une ataxie sensorielle : l’instabilité est plus diffuse, avec des oscillations dans plusieurs directions.
  3. Un trouble cérébelleux : la station debout est difficile même avec une base d’appui réduite.

En pratique, ce test ne suffit jamais à lui seul. Il donne une orientation, mais il doit être croisé avec les autres signes cliniques. Si le patient reste stable, on peut aller plus loin avec d’autres épreuves d’équilibre.

L’épreuve des index

Le patient est assis, les yeux fermés, les bras détendus vers l’avant, avec les index pointés vers ceux du médecin. Si les index dévient de façon horizontale ou verticale, cela peut traduire un trouble du labyrinthe.

Ce test est utile pour repérer une asymétrie fonctionnelle, surtout quand le patient décrit une sensation de déviation ou d’orientation anormale dans l’espace. Dans la pratique, il aide à objectiver un trouble qui, sinon, reste très subjectif.

La manœuvre de Dix et Hallpike

Cette manœuvre est particulièrement importante si tu as des vertiges déclenchés par le changement de position. Le patient passe d’une position assise à une position allongée sur le dos, avec la tête tournée de 45° d’un côté et légèrement en extension.

Le test est positif s’il provoque un vertige associé à un nystagmus. Si ce n’est pas le cas, on répète la manœuvre de l’autre côté.

Concrètement, cette manœuvre sert surtout à rechercher un vertige positionnel paroxystique bénin, une cause fréquente de vertiges brefs et intenses au changement de position.

Le test d’Unterberger

Le patient se tient debout, pieds joints, bras tendus vers l’avant, yeux fermés, puis marche sur place en levant les genoux. Chez une personne en bonne santé, la position reste globalement stable.

Un test anormal peut se traduire par une avancée importante ou une rotation d’au moins 30° vers le côté atteint. Ce test est utile pour repérer une asymétrie vestibulaire, surtout quand le patient se plaint de déviation à la marche ou d’impression de “tourner” sur lui-même.

L’observation du nystagmus

Le nystagmus est un signe clé. En pratique, c’est un mouvement involontaire des yeux qui peut orienter vers une cause périphérique ou centrale. C’est un élément très utile, mais il faut savoir l’observer correctement.

  • À l’œil nu,
  • À l’aide des lunettes de Frenzel, c’est-à-dire un masque avec des lentilles qui empêchent la fixation visuelle et facilitent l’observation du nystagmus périphérique.

Une méthode plus moderne consiste à utiliser un masque à infrarouge qui enregistre les mouvements oculaires et les affiche sur écran. Ce type d’examen améliore la précision, surtout quand le nystagmus est discret.

Pour le diagnostic différentiel, la direction du nystagmus compte beaucoup. Si le patient est assis ou debout et regarde devant lui, il faut demander un avis neurologique si le nystagmus bat :

  • Vers le haut,
  • Vers le bas.

Ce type de nystagmus fait davantage penser à une origine centrale. À l’inverse, un nystagmus d’origine labyrinthique bat généralement vers le côté opposé à l’oreille atteinte, selon le canal concerné.

Dans le cas d’une atteinte périphérique :

  • Le canal postérieur ou latéral donne le plus souvent un nystagmus horizontal ou horizontal-rotatoire,
  • Le canal antérieur donne un nystagmus vertical, ce qui reste rare.

Le nystagmus peut parfois battre vers le côté atteint dans la maladie de Ménière, mais c’est une situation particulière. Et surtout, il faut savoir qu’un nystagmus positionnel ne se voit pas toujours en position debout : il faut souvent des manœuvres spécifiques pour le déclencher.

Les autres signes à rechercher

Le vertige n’est presque jamais un symptôme isolé. Si tu veux comprendre l’origine du problème, il faut aussi regarder l’ensemble du tableau clinique.

Il faut notamment évaluer :

  • Le fonctionnement des nerfs crâniens,
  • Les troubles du mouvement,
  • L’adiadococinésie,
  • Les autres signes neurologiques associés.

Dans la pratique, ces éléments aident à faire la différence entre une atteinte périphérique et une atteinte centrale. Si tu as en plus une faiblesse, une difficulté à parler, une vision double ou des troubles de la coordination, il ne faut pas banaliser le symptôme.

Temps de guérison et compensation vestibulaire

Selon le trouble, les temps d’amélioration sont très différents. Un problème périphérique du labyrinthe peut s’améliorer relativement vite, car le cerveau et le système nerveux ont une capacité d’adaptation appelée compensation vestibulaire.

Concrètement, le corps peut réorganiser ses signaux pour retrouver un meilleur équilibre, même si le labyrinthe fonctionne moins bien. Cette compensation passe par plusieurs mécanismes nerveux et par l’action du cervelet.

En cas de lésion du nerf vestibulaire, le cervelet peut inhiber certains signaux pour rééquilibrer le système. Et si les signaux labyrinthiques diminuent fortement, le réflexe oculo-cervical peut en partie prendre le relais.

Mais cette compensation n’est pas automatique. Elle peut être ralentie si tu as :

  • Des troubles musculosquelettiques du cou,
  • Une mauvaise adaptation posturale,
  • Une anxiété importante,
  • Un trouble associé de la mâchoire ou de la posture.

L’influence du système stomatognathique et du cou

On oublie souvent ce point, pourtant il est très important dans la vraie vie. Le cou, la mâchoire et l’articulation temporo-mandibulaire peuvent influencer la perception de l’équilibre.

Le système stomatognathique comprend :

  • L’articulation temporo-mandibulaire,
  • L’arc dentaire,
  • Les alvéoles,
  • Les gencives.

Ces structures contiennent de nombreux récepteurs proprioceptifs qui envoient des informations au cervelet. Si tu souffres de bruxisme, de tensions mandibulaires ou de douleurs cervicales, cela peut perturber la compensation vestibulaire et entretenir l’instabilité.

Dans la pratique, c’est une raison de plus pour ne pas réduire les vertiges à une seule cause. Parfois, plusieurs mécanismes se superposent : oreille interne, cou, mâchoire, stress, fatigue. Le traitement doit alors être global.

Le rôle du cerveau et de l’anxiété

Chez certains patients, le problème ne vient pas seulement du labyrinthe lui-même, mais de la façon dont le système nerveux traite les informations d’équilibre. L’hyperexcitabilité nerveuse peut freiner la compensation.

Il existe aussi un lien indirect entre les émotions, notamment via l’amygdale, et les noyaux vestibulaires. Ce lien passe par le tronc cérébral et le noyau parabrachial. C’est une des raisons pour lesquelles les patients anxieux compensent parfois moins bien.

Ce que cela change pour toi : si tu es stressé, hypervigilant ou très inquiet après un premier épisode de vertige, tu peux entretenir le symptôme sans le vouloir. Ce n’est pas “dans ta tête”, mais le stress peut réellement amplifier la perception du déséquilibre et ralentir la récupération.

Schéma de diagnostic

Dans la pratique, le raisonnement médical suit souvent trois étapes simples :

  1. Identifier le siège de la lésion.
  2. Rechercher les facteurs extra-vestibulaires qui gênent la compensation.
  3. Évaluer le patient de façon globale avec les spécialistes utiles.

Selon les cas, cela peut inclure :

  1. Le dentiste,
  2. L’orthopédiste,
  3. Le physiatre,
  4. Le psychiatre.

Cette approche évite un piège fréquent : traiter uniquement le symptôme sans corriger ce qui l’entretient. C’est particulièrement important si les vertiges reviennent, durent longtemps ou s’accompagnent de douleurs cervicales, de troubles de l’ATM ou d’anxiété.

Médicaments pour les vertiges

Les médicaments peuvent être utiles, mais il faut bien comprendre leur rôle. Ils servent surtout à soulager une crise aiguë, à réduire les nausées et à rendre le patient plus confortable. Ils ne remplacent pas le diagnostic, ni le traitement de fond quand il existe.

En cas de crise aiguë, le médecin peut prescrire des médicaments qui soulagent rapidement le symptôme :

  • Des antihistaminiques comme la prométhazine (Algotropiol, Phenergan),
  • Parfois une perfusion de sérum physiologique avec lévosulpiride selon le contexte clinique.

En phase post-aiguë, quand les symptômes diminuent mais que l’équilibre n’est pas encore revenu à la normale, certains médecins prescrivent des médicaments cholinergiques pour favoriser la compensation vestibulaire.

Les médicaments à effet histaminergique comme la bétahistine (Serc) sont surtout utilisés dans la maladie de Ménière. En dehors de ce cadre, leur intérêt est plus limité, donc il faut éviter l’automédication et demander un avis médical.

Médicaments à effet antiémétique

MédicamentIndication
CiclizineEn cas de mal des transports ou de cinétose, avec moins de somnolence que certains antihistaminiques classiques.
Cinnarizine (Sureptil)En cas de mal des transports ou de troubles vestibulaires, par exemple la maladie de Ménière.
Prométhazine (Phenergan)En cas de nausées importantes, notamment pendant la grossesse, mais elle est moins prescrite aujourd’hui à cause de la somnolence.

En pratique, ces traitements doivent être adaptés au profil du patient, à l’intensité des symptômes et aux contre-indications. Si tu prends déjà d’autres médicaments, il faut toujours vérifier les interactions.

Régime et alimentation en cas de vertiges

La question de l’alimentation revient souvent, et c’est normal. Beaucoup de personnes cherchent à comprendre si ce qu’elles mangent peut influencer leurs vertiges. Dans certains cas, l’alimentation joue un rôle indirect, surtout via l’hydratation, la glycémie, la sensibilité aux stimulants ou le terrain migraineux.

Le texte source évoque le régime du groupe sanguin et l’hygiénisme, mais il faut rester prudent : ces approches ne reposent pas sur des preuves solides comme les recommandations médicales classiques. En revanche, certaines mesures alimentaires simples peuvent réellement aider selon le contexte.

Par exemple, certaines personnes rapportent des symptômes après :

  • Des céréales contenant du gluten,
  • Du lait ou des produits laitiers.

Mais cela ne veut pas dire que ces aliments sont responsables chez tout le monde. Si tu suspects un lien, le plus pertinent est de noter les symptômes, les repas et le contexte, puis d’en parler à un professionnel de santé avant de supprimer durablement des aliments.

Les approches naturelles ou végétales peuvent parfois aider à améliorer le confort global, surtout si elles s’accompagnent d’une meilleure hygiène de vie. En pratique, ce qui compte le plus, c’est :

  • Une alimentation régulière,
  • Une bonne hydratation,
  • La limitation des excès de caféine et d’alcool,
  • Un sommeil suffisant,
  • Une prise en charge des carences si elles existent.

Remèdes naturels pour les vertiges

Les remèdes naturels peuvent parfois aider à soulager l’inconfort, surtout quand les vertiges sont légers ou associés à des nausées. Mais il faut garder une règle simple en tête : naturel ne veut pas dire anodin, et cela ne remplace jamais un diagnostic quand les symptômes sont répétés ou intenses.

Amala (groseilles indiennes)

L’amala est un remède populaire de l’ayurvéda. Il est riche en vitamine A et en vitamine C, ce qui peut soutenir l’état général, mais cela ne constitue pas un traitement validé des vertiges à lui seul.

Préparation :

  1. Hacher deux fruits de groseille indienne sans graines,
  2. Mélanger avec 2 petites cuillères de graines de coriandre et une tasse d’eau,
  3. Laisser reposer pendant une nuit,
  4. Filtrer et boire l’eau le matin,
  5. Répéter chaque jour pendant quelques jours.

Respiration profonde

La respiration profonde peut aider si tes vertiges sont majorés par le stress ou l’hyperventilation. Elle favorise le relâchement et peut diminuer la sensation de malaise.

Comment la faire correctement :

  1. T’assoir ou t’allonger dans une position confortable,
  2. Poser une main sur le ventre,
  3. Fermer une narine avec le pouce de l’autre main,
  4. Inspirer lentement par la narine libre,
  5. Retenir brièvement le souffle, puis expirer lentement,
  6. Répéter environ 10 fois,
  7. Rester assis quelques minutes avant de te relever.

Dans la pratique, c’est surtout utile si tu sens que l’angoisse aggrave les symptômes. Si tu es en crise avec un vrai vertige rotatoire, cela peut soulager un peu, mais ne remplace pas une évaluation médicale.

Ginkgo biloba

Le ginkgo biloba est souvent cité pour les vertiges et les acouphènes. Il existe sous forme de comprimés, d’extrait liquide ou de feuilles sèches.

Le dosage mentionné dans la source est de 120 à 150 mg d’extrait trois fois par jour pendant plusieurs mois. Attention toutefois : le ginkgo peut interagir avec d’autres traitements, notamment ceux qui fluidifient le sang. Il faut donc demander un avis médical avant d’en prendre.

Gingembre

Le gingembre est surtout intéressant si les vertiges sont associés à des nausées. Il est souvent utilisé pour le mal des transports ou les sensations de tête qui tourne légères.

Tu peux en consommer sous forme de petite tranche fraîche, de bonbons au gingembre ou de tisane. C’est une aide symptomatique, pas une solution de fond si les épisodes se répètent.

Conseils pour éviter les vertiges

Si tu veux limiter les épisodes, les gestes du quotidien comptent beaucoup. Ce sont souvent des mesures simples, mais elles font une vraie différence dans la pratique.

  • Assieds-toi ou arrête-toi dès que le vertige commence.
  • Si tu perds l’équilibre, allonge-toi et fixe un point immobile.
  • Évite de te lever trop vite du lit ou d’un fauteuil.
  • Garde une activité physique régulière et progressive.
  • Réduis la caféine, l’alcool et le tabac si tu constates qu’ils aggravent les symptômes.

Ce qu’il faut éviter, surtout, c’est de multiplier les auto-traitements sans comprendre la cause. Si tes vertiges sont fréquents, durent longtemps, reviennent au même mouvement ou s’accompagnent de bourdonnements d’oreille, de baisse d’audition, de maux de tête ou de signes neurologiques, il faut consulter.

FAQ

Le traitement des vertiges dépend du diagnostic, il est donc important de comprendre l’origine de ce symptôme pour choisir le traitement le plus adapté.

Oui, parce que le traitement change selon la cause réelle. Un vertige lié à l’oreille interne ne se traite pas comme un vertige d’origine neurologique ou cardiovasculaire. C’est pour ça qu’un bon diagnostic est la première étape utile.

Les médecins à consulter sont l’oto-rhino-laryngologiste ou le neurologue qui peut faire le diagnostic à partir :

Oui, ce sont les spécialistes les plus souvent concernés. L’ORL explore surtout l’oreille interne et le système vestibulaire, tandis que le neurologue est important si une cause centrale est suspectée. Selon les cas, d’autres avis peuvent être nécessaires.

Il faut exclure les maladies cardiovasculaires (qui sont fréquentes chez les patients diabétiques).

Oui, c’est indispensable. Certaines maladies cardiovasculaires peuvent provoquer des sensations de vertige ou de malaise. Chez les patients diabétiques, ce point mérite une attention particulière.

Si le patient est stable, il faut essayer le test d’Unterberger.

Oui, ce test peut aider à repérer un trouble vestibulaire. Il consiste à marcher sur place les yeux fermés, bras tendus. Une rotation ou une avancée anormale oriente vers une asymétrie de l’équilibre.

Il est utile d’observer le nystagmus :

Oui, c’est un signe clé dans l’évaluation des vertiges. Sa présence, sa direction et son contexte aident à distinguer une origine périphérique d’une origine centrale. L’observation peut se faire à l’œil nu ou avec des lunettes de Frenzel.

Pour le diagnostic différentiel entre le nystagmus central et celui périphérique il faut comprendre la direction.

Oui, la direction du nystagmus est très informative. Un nystagmus vertical fait davantage suspecter une cause centrale, alors qu’un nystagmus horizontal ou rotatoire évoque plus souvent une origine périphérique. L’interprétation doit toujours rester clinique.

Le vertige est rarement l’un des symptômes ressentis, il faut donc évaluer aussi les autres problèmes de santé pour le diagnostic.

Oui, parce qu’un vertige isolé est moins fréquent qu’un vertige associé à d’autres signes. Il faut rechercher des troubles neurologiques, auditifs, cervicaux, cardiovasculaires ou anxieux. C’est ce bilan global qui permet d’orienter correctement.

Selon le trouble, les temps de guérison sont très différents.

Oui, et c’est un point important pour éviter de s’inquiéter inutilement. Certains troubles vestibulaires s’améliorent en quelques jours ou semaines grâce à la compensation, alors que d’autres nécessitent plus de temps ou un traitement spécifique.

Un autre système qui peut interférer avec le reflexe cervical est au niveau stomatognathique :

Oui, la mâchoire et les structures bucco-dentaires peuvent influencer l’équilibre. Des tensions de l’articulation temporo-mandibulaire ou du bruxisme peuvent gêner la compensation vestibulaire. Dans certains cas, un avis dentaire ou maxillo-facial est utile.

Le régime conseillé par les hygiénistes est l’alimentation végétalienne avec la majorité des aliments crus et il faut éviter :

Cette approche existe, mais elle ne remplace pas une prise en charge médicale des vertiges. Si tu modifies fortement ton alimentation, il faut le faire de manière encadrée pour éviter des carences. En cas de vertiges répétés, le plus important reste d’identifier la cause.


Aurélie MorelAurélie Morel est une rédactrice expérimentée passionnée par les domaines de la santé, de la grossesse, des bébés et de la famille. Avec plus de 6 ans d'expérience, elle aide les futurs et jeunes parents à trouver des informations fiables et bienveillantes pour mieux vivre cette aventure unique. Aurélie rédige des articles riches et documentés sur des sujets variés : préparation à l'accouchement, soins aux nourrissons, équilibre de la vie de famille et astuces pour prendre soin de soi en tant que parent. Ses contenus sont toujours basés sur des recherches sérieuses et adaptés aux besoins des familles modernes.



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